
Littéralement ukiyo-e signifie images du monde image flottant ou du temps qui passe. Il fut employé pour la première fois par l’écrivain Asai Ryôi en 1661. Le terme reprend en fait la notion bouddhiste de l’impermanence du monde visible, imprégnée de mélancolie poétique.
Il désigne ces images imprimées avec des planches de bois gravées (xylographie, estampes), produites entre le 17ème et le 20ème siècle, caractéristiques du développement de la vie citadine et de l’émergence d’une classe bourgeoise face aux classes religieuse et militaire, et de la noblesse qui constituèrent exclusivement, jusqu’alors, les sujets des arts picturaux japonais.
Les premiers ukiyo-e du 17ème siècle étaient imprimés en noir et blanc (sumizuri-e). Une seule planche de bois, reproduisant l’image en relief, était alors utilisée pour l’impression. Néanmoins, la demande pour la couleur s’est vite manifestée. Les premières « images du monde flottant » en couleur, qu’on désigne également par nishiki-e , étaient alors produites en finissant au pinceau des sumizuri-e, procédé fastidieux et qui rendait l’image très chère.
À cette époque, en effet, l’ukiyo-e n’était pas considéré comme de l’art raffiné. C’était plutôt de l’artisanat commercial. En fait la plupart des commandes provenaient des théâtres, des acteurs de Kabuki et de No pour leur publicité, et de particuliers pour des images de la vie citadine, de sumos et de geishas.
La nouvelle classe bourgeoise, les riches marchands, les banquiers des nobles et des samurai, même si certains pouvaient s’acheter des titres, n’acquéraient pour autant pas plus de droit politique ou social. Comme une revanche, ils devinrent les mécènes d’un art nouveau dont les sujets étaient empruntés à la vie quotidienne des gens des villes (chonin), dans lequel ils pouvaient se reconnaître.
Okomura Masanobu et Suzuki Harunobu sont les premiers à avoir introduit l’impression en couleur, en utilisant donc plusieurs planches de bois pour une même image, une pour chaque couleur. Ce n’est pas vraiment avant le début du 20ème siècle que l’ukiyo-e pris ses lettres de noblesse pour être finalement considéré comme une forme d’art « noble » à part entière motivant la constitution de collections d’originaux.
C’est notamment au travers de sa découverte par des artistes européens, que l’ukiyo-e commença à avoir cette reconnaissance. On notera en particulier l’attraction et même l’inspiration (le « japonisme ») suscitées par ces images du monde flottant chez les impressionnistes. (source http://www.oasies.com)
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#1 par mae à 18 avril 2011 - 17:03
Citation
franchement c’est de la dobe j’ai voulu faire une recherche pour en savoir plus sur l’estampe et je n’est rien trouvé de très interessant a savoir . vous devriez amelliorer votre site car c’est le plus nul de yout ce que j’ai vu !!!!
#2 par Doulouis à 26 juillet 2011 - 1:12
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Réaction au commentaire de mae :
Merci pour se commentaire si constructif, ne pas aimer, je ne suis pas contre, mais le mieux est encore d’en expliquer les causes afin que le webmaster puisse modifier le contenue de l’article ou autre.
Mais dire que c’est nul, que rien n’est intéressant à savoir, c’est tout simplement puérile.
Peut-être n’aimez-vous pas l’estampe japonaise tout simplement, car cette article est bien écrit, il explique bien les bases de ce qu’il y a à savoir sur l’ukiyo-e.
Remarque sur l’article :
Article sympa à lire, sans trop de terme technique, parfais pour les amateurs, pour les personnes qui commence à s’intéresser à cet art.
Les illustration sont bien choisis, même si à mon avis il manque quelque estampe de paysage comme de magnifiques estampes d’Hiroshige ou Hokusai pour ne cité que les 2 plus connus.
#3 par Bernard Lefort à 6 février 2012 - 18:29
Citation
Votre article textuel est très sobre, en introduction à la découverte de l’estampe japonaise.
les illustrations sont assez bien choisies, mais j’aurais aimé voir le nom des auteurs, par exemple, Hosoda Eishi sur la dernière image.
(c’est le seul que j’ai reconnu !)
Bien à vous, Bernard Lefort.